Marisa Cornejo – El Taller de la Fragilidad

 

À l’occasion de sa première exposition monographique institutionnelle à Genève, Marisa Cornejo (Santiago du Chili, 26 septembre 1971 ; vit et travaille entre Genève, Lausanne et Santiago) présente une série d’œuvres qui abordent différentes expériences liées à l’exil, au déplacement et à la non-reconnaissance.

Que signifie revenir dans un pays qui a continué d’exister sans vous? Cette question traverse l’œuvre de la plasticienne et autrice Marisa Cornejo depuis plusieurs décennies. Née au Chili pendant l’Unité populaire (Unidad Popular, du 4 septembre 1970 au 11 septembre 1973), contrainte à l’exil avec sa famille sous la dictature militaire, l’artiste ne cherche pas à retrouver un territoire perdu.

Son travail interroge plutôt les formes d’une appartenance devenue discontinue, où la mémoire se construit à partir de fragments (réels ou imaginés) dont l’accès a été longtemps empêché.

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