Frédéric Ormond · Ormond Editions
Créé par Frédéric Ormond en 2008, Ormond Editions est un espace d’exposition polyvalent de 120 m2, qui présente un ensemble de pièces de mobilier, luminaires et objets prestigieux. En plus d’être distributeur, la maison a développé une activité d’édition de meubles et de luminaires en séries limitées et exclusives. Depuis la collection primée de Stéphane Parmentier en 2012, Ormond Editions multiplie les collaborations avec des designers reconnus tels que Garnier & Linker, Glenn Sestig, Valériane Lazard ou Pieter Maes.
Frédéric Ormond
Juriste de formation, Frédéric Ormond obtient à Londres un diplôme de Christie’s Education en évaluation d’objets d’art puis un Master en histoire de l’art à l’Institut Courtauld. Après ses études, il rejoint Van Cleef & Arpels puis Hermès, avant de créer Ormond Éditions en 2008.
Qu’est-ce qui vous a amené à devenir éditeur de design?
Passionné d’art, je me destinais à intégrer une maison de vente aux enchères avant d’opter pour l’édition de mobilier d’art. J’ai réalisé que ce marché connaissait un vrai renouveau au début des années 2000, après une longue période où l’industrialisation avait pris le pas sur l’artisanat.
Avec l’émergence du «collectible design», le mobilier contemporain a trouvé sa place auprès d’une clientèle avertie. Il y avait alors peu d’acteurs et actrices comparé au marché de l’art contemporain, et j’y ai vu une opportunité d’exister, particulièrement en Suisse, où cette activité n’était pas ou peu représentée.
L’idée de participer au processus de création avec les designers, de la réflexion à l’élaboration d’une collection jusqu’à sa commercialisation m’a toujours fasciné.
Comment concevez-vous vos expositions?
D’une manière comparable à celle d’une galerie d’art. Il y a des solo shows qui présentent le travail d’un designer en particulier comme récemment le duo Garnier & Linker ou encore Pieter Maes. Et des group show dans lesquels nous réunissons des pièces orientées vers un matériau, une technique spécifique ou une influence esthétique.
J’aime aussi intégrer des œuvres d’art à l’espace - peintures, céramiques, ou objets antiques - pour faire vivre cette connivence entre art et objet. Pour la GENEVA ART WEEK, nous montrons des pièces uniques à la frontière entre sculpture contemporaine et design. Intégrant par exemple la céramique de la série Ashtray de Sterling Ruby ou la sculpture en verre soufflé de l’artiste japonaise Ritsue Mishima.
Make it stand out
Whatever it is, the way you tell your story online can make all the difference.
Comment l’art influence vos projets?
L’art n’est jamais loin. Nous en exposons toujours dans notre galerie et le proposons de façon ponctuelle à nos clients. L’art peut aussi être source d’inspiration dans les créations que nous élaborons avec nos designers, artistes et artisans.
La frontière entre ces deux activités est devenue très poreuse, et la corrélation plus étroite qu’à mes débuts dans les années 2000 entre le marché de l’art et celui du mobilier de collection.
Cela se retrouve à toutes les échelles de projet, et notamment dans le domaine de la céramique où des artistes peuvent être représenté.e.s tout à la fois par des galeries d’art contemporain et d’arts décoratifs. Beaucoup de nos client.e.s sont aussi collectionneurs.euses d’art et nos objets parlent à cette communauté.